Le soleil du nom / Pas de ciel

Para Teo Hernández y Bernardo Montet

I

El nombre entre el cielo y el sol

hace de mi camino un borde

dorsal lateral ventral

arrulla un paisaje tibio

desliza estas palabras

como una pausa

o el amor:

un impasse

un torbellino

en el estival

dorsal lateral ventral

Me fracturo

Mi hogar es ese cielo

en cuya constelación las piedras hablan

¿Qué es lo eterno, Teo?

Bípeda, caigo frente al mar

sostengo,

con ahínco,

en el acorde

las consonantes del silencio

Mon cœur est la rose de la nuit

Este corazón es la rosa de la noche

y esta noche el porvenir

tuyo, mío, nuestro

Vuelve al sol, Teo,

asido a tu salto,

como el ligamento que

contrae el anonimato

o el soplo

que desafía catatónico el eco

Me despojo

dorsal lateral ventral

¿A qué suena tu cuerpo,

Teo, corazón de noche?

¿Quién responderá lo que nunca

has sabido:

de dónde vienes,

a dónde voy?

II

Con un compás desafiante

el ritmo oscuro del limo

triza mi estela

en cada sutura

de crisálida

y siempreviva ternura

dorsal lateral ventral

En el flexo

mi nombre

encuentra el acantilado

donde el apellido de una garza,

cuervo de mar,

se hiere a sí mismo

¿Será posible que las cuerdas

sean mi respiro?

¿Dónde me acabo, Teo,

corazón de noche?

III

EXT. ACANTILADO. DÍA

El guión comienza con la continuación de una historia interrumpida, y la huida; el segundo idioma. La búsqueda del exilio se hereda. Ahora decidimos el título de la próxima obra, y mantener una dignidad agotada, para ser feliz. O intentarlo, con el sarcasmo de un corazón roto, entre las ramas del paraíso. Volveremos a fracturarnos. Entre amaneceres, y nuevos lenguajes. Mis muñecas se doblan; llaman un nombre, te llaman, Teo. Mascullo nuevos signos. Un paso de cielo que remiendo, en otro lugar. Una página derrotada.

Zazil Alaíde Collins

 

 

 

I

Le nom entre le soleil et le ciel

fait de mon chemin un rebord

 

dorsal latéral ventral

 

il berce un paysage tiède

glisse ces mots

 

comme une pause

ou l’amour:

 

une impasse

un tourbillon

dans l’estival

 

dorsal latéral ventral

 

Je me fracture

 

Mon foyer est ce ciel

dans sa constellation les pierres parlent

 

Quel est l’éternel, Teo?

 

Bipède, je tombe face à la mer

m’acharne

a soutenir

dans l’accord

les consonnes du silence

 

Mon cœur est la rose de la nuit

Este corazón es la rosa de la noche

et cette nuit le devenir

le tien, le mien, le nôtre

 

Reviens au soleil, Teo,

 

cramponné à ton saut,

comme le ligament que

resserre l’anonymat

 

ou le souffle

qui, catatonique, défie l’écho

 

Je me défais

 

dorsale latérale ventrale

 

Quel son fait ton corps

Teo, coeur de nuit?

Qui donnera une réponse

à ce que tu n’as jamais su:

d’où viens-tu?

où vais-je?

II

Avec une cadence provocante

le rythme sombre du limon

triture ma stèle

à chaque suture

de chrysalide

et tendresse de joubarbe

 

dorsale latérale ventrale

 

Dans le flex

mon prénom

trouve la falaise

où le nom d’un goéland,

corbeau de mer,

se blesse

 

Serait-il possible

que les cordes soient ma respiration?

 

Oú finis-je, Teo

coeur de nuit?

 

III

EXT. FALAISE. JOUR

Le scénario commence avec la suite d’une histoire interrompue, et la fuite; la deuxième langue. La recherche de l’exil est héréditaire. Nous avons maintenant décidé le titre de l’oeuvre suivante, et maintenir une dignité exténuée, pour être heureux. Ou du moins essayer, avec le sarcasme d’un coeur brisé, entre les branches du paradis. Nous nous fracturerons a nouveau. Entre les aubes, et les nouveaux langages. Mes poignets se plient; ils disent un prénom, ils t’appellent, Teo. Je marmonne des nouveaux signes. Un pas de ciel que je reprise, ailleurs. Une page vaincue.

 

Trad. Ambar Geerts

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